DOCUMENTAIRE

2016

60' – DCP – Couleur – Israël, Suisse

Reflections on Architecture

1/9
VENTE / DISTRIBUTION

AGAV FILMS

6, cour Berard. 75004 Paris

France

+33 (0)1 42 40 48 45

agav@amosgitai.com

« De nombreux parallèles unissent l’architecture et le cinéma, ces deux disciplines très puissantes. Ces deux médiums sont des arts non intimes, qui nécessitent un certain talent
pour fédérer des personnes de différentes origines et pour les impliquer dans la bonne direction, afin de produire un bâtiment ou un film réussi. Ils commencent tous deux par un texte, que ce soit un programme pour une nouvelle construction ou un scénario pour un film. Mais le texte n’a pas encore d’existence physique, il faut traduire en forme cette expression verbale. Ce journal / dialogue filmique incorpore plusieurs traces à la fois physiques et intellectuelles. La trace du Golem (j’entends encore la voix de Jorge Luis Borges lisant son poème « El Golem »), ce premier artefact, qui a ensuite été repris par les expressionnistes pour exprimer l’idée des espoirs potentiels mais aussi des risques ou des dangers apportés par les objets créés par les êtres humains. Ils peuvent aider au « progrès », mais ils peuvent aussi être destructeurs. Cela nous conduira à examiner la question de la beauté et de l’esthétique quand il s’agit de créer des formes. Nous évoquerons aussi l’un des grands dilemmes actuels : en quoi les outils numériques utilisés pour concevoir un design nous aident-ils ou au contraire paralysent-ils le « produit » architectural (j’utilise le terme « produit » puisque parfois ces créatures architecturales semblent avoir été pré-simulées de façon mécanique – comme un Golem). Cinéma et architecture nécessitent l’un et l’autre un savoir-faire technologique afin d’être érigés dans la réalité. Et les deux disciplines exigent un commanditaire éclairé, quelqu’un qui ambitionne l’excellence et une matérialisation humainement acceptable de l’idée, que ce soit le producteur d’un film ou la personne qui commande à l’architecte un nouveau bâtiment. Gardons espoir. »

Amos Gitai 

 

Avec la participation de Jacques Herzog, Pierre de Meuron, Hanna Schygulla, Juliette Binoche, Lukas Richterich, Vittorio Mezzogiorno, Annie Lennox, Barbara Hendricks, Jeanne Moreau

Musique/voix Jorge Luis Borges lit son poème « El Golem » ; « Le Chant de la terre », d’après Gustav Mahler, chant Barbara Hendricks; L’Ecclésiaste, « Un temps pour… », chant Hanna Schygulla, musique de Markus
et Simon Stockhausen ; Johann Sebastian Bach, prélude et fugue mi mineur, piano Edna Stern ; adaptation
de chansons populaires allemandes par la Compagnie Pina Bausch
Montage Yuval Orr, Isabelle Ingold
Son Alex Claude

​Production Ruth Waldburger, Michael Tapuach, Arutz 8, Laurent Truchot

© 2020 by agav